L’abolition des privilèges, nuit du 4 août 1789

« Les ducs d’Aiguillon, du Châtelet, proposèrent que la Noblesse et le Clergé prononcent le sacrifice de leurs privilèges. L’insurrection générale élevée de toute part contre elle, les provinces agitées et en partie ravagée, plus de cinq cent châteaux incendiés ; l’impossibilité de s’opposer au torrent de la révolution, les malheurs qu’entraînerait une résistance même inutile, tout nous prescrivait la conduite que nous devions tenir. Il n’y eût qu’un mouvement général. Le clergé, la noblesse se levèrent et adoptèrent toutes les motions proposées. Il eut été inutile, dangereux même, de s’opposer au vœu général de la nation. C’eût été nous désigner, nous et nos possessions, pour victimes de la fureur de la multitude. »

La "vague"  est désormais lancée et elle va emporter la société la société d'ancien régime...

Marquis de Ferrières, député de la Noblesse de Saumur, correspondance inédite, A. Colin.

Texte cité dans le manuel Hâtier 4ème p. 66.

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