La Grande Peur de juillet 1789

Dans les campagnes, la vie était très difficile. Les paysans avaient, dans les cahiers de doléances, exprimé le fardeau qu’était pour eux les privilèges et les droits seigneuriaux.

Les paysans (80% de la population) sont informés par les colporteurs1 des événements parisiens. Ils vivent dans un climat de peur et d’incertitude car ils craignent une réaction armée de la Noblesse devant les progrès de l’Assemblée Constituante. Des rumeurs, non fondées, circulent : les nobles auraient rassemblé des troupes de mercenaires afin de rétablir la situation à leur profit. Ces brigands seraient dans les bois et prêts à attaquer. Ces troupes n’existent que dans l’imagination apeurée des paysans. Mais dans ce climat de peur, les paysans s’arment et attendent…

Avec l’attente la tension monte. Toute cette énergie, les paysans vont la retourner contre ceux qu’ils voient comme étant les responsables de tous leurs maux : les seigneurs. Les châteaux sont attaqués et mis à sac.
Les terriers2 sont systématiquement détruits.

: Marchands.

: Recueils de documents où les droits des seigneurs sont enregistrés.

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