LA PREMIERE GUERRE MONDIALE ET SES CONSEQUENCES

Publié le par F. Besqueut

Chap .1 Une guerre mondiale

 

è Pourquoi un conflit mondial ?

En 1914 l’Europe domine le monde. Elle possède d’immenses empires coloniaux et dispose d’une très forte influence économique (voir carte en couverture). Néanmoins les tensions entre puissances européennes sont nombreuses : rivalités commerciales, coloniales, mais surtout territoriales (voir carte p. 16).

 

Dans ce contexte, les puissances européennes se préparent pour la guerre. Elles achètent des armes (document 1 p. 18) et s’organisent en deux alliances rivales : la Triple-Entente et la Triple-Alliance (document p. 17).

 

I. L’Explosion

L’assassinat de l’héritier de l’empire d’Autriche à Sarajevo le 28 juin 1914 provoque l’explosion. Par le jeu des alliances, toutes les puissances européennes se retrouvent engagée dans une guerre qui déborde rapidement du seul cadre européen.

La mobilisation est rapide et se fait sans heurts véritables : tous les peuples consentent au conflit, parfois désireux de régler de vieux comptes, mais surtout persuadés d’accomplir leur devoir de citoyen et confiants en une guerre courte.

Définition de Mobiliser et d’Alliance défensive.

II. Les grandes phases du conflit
Voir chronologie


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Chap. 2 Une guerre totale

è Par quels moyens poursuivre une guerre qui s'installe dans la durée ?

Le déclenchement du conflit entraîne une « Union sacrée » dans chacun des pays impliqués. Mais la perspective d’une guerre longue impose une mobilisation plus rigoureuse des forces disponibles.


I. Mobiliser l’économie.

Pour faire face à une guerre longue, l’économie est réorganisée avec pour seule priorité : LA GUERRE. L’industrie est reconvertie afin de produire les armes et les munitions dont le front a besoin. Cette augmentation de la production nécessite une main d'oeuvre que la guerre a rendu rare : les femmes sont massivement employées afin de remplacer les hommes partis combattre, tout comme les travailleurs étrangers que l'on fait venir des colonies ou de pays neutres (ex Chine). Voir documents 3 et 4 p. 25.
Mais l’effort de guerre coûte cher et les Etats doivent avoir recours aux
emprunts, auprès de leur population, mais aussi auprès de pays étrangers (USA pour les pays de l’Entente). Voir document 5 p. 25.


II. Mobiliser les esprits.

La priorité des gouvernements est de maintenir le moral de l’arrière. Toutes les informations, y compris les lettres des soldats, sont donc étroitement contrôlées par la censure militaire. A cette censure s’ajoute une intense propagande qui laisse toujours entrevoir une victoire rapide. La population, soumise à un véritable « bourrage de crâne », s’efforce de croire en ces nouvelles réconfortantes (document 2 p. 24).

Définition de Censure et de Propagande.

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Chap. 3  L’horreur de la guerre

 

è Comment le conflit est-il vécu au front et à l’arrière ?


A partir de l’année 1915, les peuples s’installent dans le conflit et la
dureté de la guerre frappe de plein fouet à la fois les soldats du front et les civils restés à l’arrière.
 

I. L’enfer des tranchées.

La vie dans les tranchées oblige les soldats à supporter des conditions extrêmement pénibles alors même que les offensives se font aussi meurtrières qu’inutiles (voir exercice et livre p. 22-23). A partir de 1917, la lassitude des soldats déclenche des mutineries. Pétain est chargé de ramener l’ordre : exécution des meneurs, mais en contre partie le sort des poilus est amélioré (meilleure rotation des régiments, plus de permissions et de courrier...).


II. Les souffrances des civils.

La guerre frappe d’abord l’arrière par l’ampleur des deuils. De plus, pour soutenir l’effort de guerre, les populations de tous les pays sont soumises au rationnement (voir documents p. 26-27).  Dans les régions occupées (Belgique, Nord de la France) les privations sont encore plus nombreuses.

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Chap. 4 Une Europe transformée


Þ

Quelles sont les conséquences de la guerre ?


L’armistice du 11 novembre s’accompagne d’une joie intense. Mais l’importance des traumatismes et des changements qui s’annoncent abrègent les réjouissances.

 

I. Un coût élevé.

Le coût humain du conflit est énorme : près de 10 millions de morts. Il s’agit principalement de soldats morts au front, mais il faut y ajouter les victimes civiles de divers massacres dont celles du génocide arménien. La présence de millions d’invalides rappelle partout les souffrances de la guerre et témoigne d’une société complètement désorganisée où les jeunes hommes se font rares. On assiste alors à un rejet massif de la guerre : « la der des der ».

Le coût économique du conflit est également exorbitant : l’Europe s’est lourdement endettée auprès des USA alors que des régions entières ont été rendues inutilisables (en France, 3 millions d’hectares sont inutilisables car parsemés d’obus non éclatés et de tranchées).


II. Des modifications territoriales.

De 1919 à 1921 de nombreux traités sont signés afin d’organiser la paix. Suite à ces traités, les frontières de l’Europe sont bouleversées. Conformément aux propositions du président américain Wilson, la disparition des grands empires donne naissance à une multitude d’états, en particulier en Europe centrale et orientale (voir p. 28-29).

Le traité de Versailles (1919) qui doit régler le cas de l’Allemagne est perçu par les Allemands comme un véritable « diktat » tant les conditions qu’il leur impose sont dures et injustes (voir exercice).

Ainsi, dès 1921, malgré la création de la SDN (Société Des Nations), personne ne semble satisfait du nouvel ordre né de la première guerre mondiale.

 

 
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La vague révolutionnaire

 

Þ Comment expliquer la vague révolutionnaire qui traverse l’Europe à la fin de la première guerre  ?


Pendant ou suite à la guerre, la plupart des pays d’Europe connaissent des troubles : grèves, insurrections… C’est en Russie que s’amorce la vague

qui va déferler sur une grande partie de l’Europe.

 

I. Les révolutions russes.

Lors de la 1ère Guerre mondiale, le Tsar Nicolas II est à la tête de l’Empire russe. Mais les difficultés de la guerre renforcent l’impopularité de son régime et relancent l’agitation.

En février 1917, les manifestations dégénèrent en une véritable révolution dont le but est d’obtenir de meilleurs conditions de vie, la fin de la guerre, mais aussi un changement de régime.

Face à l’ampleur de la révolte, le Tsar est contraint d’abdiquer et il laisse la place à un gouvernement provisoire contrôlé par la bourgeoisie.

Le gouvernement provisoire ne tenant pas ses promesses, une nouvelle révolution éclate en octobre 1917. Elle est menée par le parti bolchevik dirigé par Lénine et Trotski. Le pouvoir passe alors entre les mains des soviets qui veulent mettre fin à la guerre et changer la société.

Définitions de Soviets et de Parti bolchevik.


II. La contagion révolutionnaire.

Lénine pense que la révolution russe doit s’exporter. Ainsi, dès l’annonce de la révolution bolchevik, d’autres insurrections communistes sont lancées en Europe. Mais à l’image du soulèvement spartakiste en Allemagne (dossier p. 38-39) elles se soldent toutes par de sanglants échecs.

 

Publié dans Troisième

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